journée sans voiture

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journée sans voiture

Message  olhaf le Jeu 22 Sep 2005 - 22:16

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> Déplacements

cliquez pour agrandir La Journée sans voitures, qui s’organisait le 22septembre, a vécu… Remplacée par une Semaine de la mobilité qui n’a pas mobilisé les foules ni les énergies. Faut-il s’inquiéter?




AUJOURD’HUI, nous sommes le 22septembre mais personne ne vous empêchera d’utiliser votre 4x4 pour avaler du bitume, produisant par ricochet votre dose quotidienne d’oxyde d’azote et de particules. Mais où est donc passée la Journée sans voitures?….


L’an dernier, l’observateur (piéton) avait bien perçu que l’initiative lancée en 1998 par une ministre de l’Environnement Verte nommée Dominique Voynet était en perte de vitesse. Et en plus, il a plu. Bilan: des animations annulées à Seclin, et une opération triste à mourir à Lille… où la circulation était rétablie avec une heure d’avance! Il fallait passer à autre chose. «La formule commençait à s’essouffler, reconnaît Ludivine Goidin, responsable du service de l’écologie urbaine de Calais, ville pionnière s’il en est puisqu’elle a participé à la Journée sans voitures dès sa création. Et il est vrai que, dès le lendemain, les automobilistes reprenaient leurs habitudes.» Mauvaises bien sûr. « Cette opération était parfois mal vécue», confirme Hervé Pignon, délégué régional de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), instance partenaire de l’opération.

Électrochoc

Cette baisse de régime n’est évidemment pas propre à la région (lire ci-contre): cinquante villes participantes en 2004, contre 72 en 2003 et 98 en 2002. Elles ne sont plus qu’une trentaine à résister cette année en réservant un périmètre sans gaz d’échappement (1).
La Journée sans voitures étant partie à la casse, peut-on parler d’un échec? «Non. Elle continue sous une autre forme. Cette journée a constitué un électrochoc. Sauf qu’un électrochoc récurrent va culpabiliser les citoyens, et non les sensibiliser. Maintenant, nous entrons dans le domaine de l’action», poursuit Hervé Pignon. L’action, ce sont les mouvements de fond enclenchés à tous les niveaux. «Nous avons une quinzaine de plans de déplacements entreprises en préparation dans la région. Et trente plans de déplacements urbains, dont quinze émanant de collectivités publiques comme Arras, Loos-en-Gohelle ou Orchies, qui n’étaient pas obligées d’en préparer un, au regard de la loi. Sans oublier les recherches sur les biocarburants, les arsenaux réglementaires ou fiscaux en préparation en France ou en Europe, en faveur de nouveaux modes de déplacement.»


Prenons l’exemple de Lille. On y a installé une navette desservant des parkings, des couloirs dédiés aux bus, des pistes cyclables. On y a imposé des restrictions de trafic, des piétonnisations d’avenue. «Nous devons à présent communiquer sur ce qui existe, en complément ou en substitution de la voiture», juge Marc Santré, adjoint Vert aux déplacements. Et la Journée sans voitures? «Elle était un élément de sensibilisation mais, depuis 1998, les consciences ont évolué.» Sans doute aidées en cela par la flambée du prix du brut… Bref, tout est sur les rails? Pas si simple. La Journée sans voitures est quand même très officiellement remplacée par une Semaine européenne de la mobilité, du 16 au 22septembre. On parle en France de «153 acteurs locaux» labellisés «Bougez autrement» par le ministère de l’Écologie (villes, associations)… dont trois seulement dans le Nord - Pas-de-Calais (lire ci-contre). Et seule la ville de Roubaix maintient un périmètre interdit au trafic ce jeudi.

Rares initiatives

En dehors du label officiel, on remarque ici ou là quelques initiatives locales, comme ces animations organisées sur la place Jean-Bart de Dunkerque. Ou encore ce gravage de bicyclettes pour lutter contre les vols, chapeauté par une association calaisienne.
On ne peut néanmoins pas affirmer que cette Semaine de la mobilité a fait vibrer la région depuis le 16septembre. Calais plaide non coupable: « Les travaux du centre-ville sont trop importants: trottoirs élargis, avenues rénovées, construction d’un centre commercial… Cela n’aurait pas été cohérent. Mais dès l’année prochaine, Calais participera à la Semaine.» Toutes les communes participant à la Journée sans voitures n’ont de leur côté pas enchaîné sur la Semaine de la mobilité, que ce soit Lille, Lomme, Seclin, Marcq-en-Baroeul, Villeneuve-d’Ascq ou d’autres… Un événement trop diffus? «Difficile à dire, c’est une première édition, tempère Hervé Pignon. Nous, nous constatons au quotidien que la prise de conscience a eu lieu. Même si nous espérons toujours que tout aille plus vite. Concernant cette Semaine de la mobilité, nous ferons le bilan.»
1. – Parallèlement, l’événement est devenu international: un millier de villes participent à la Journée sans voitures pour cette édition 2005 (surtout en Autriche, en Espagne ou aux Pays-Bas), mais elles étaient 1115 en 2004… ou encore 1426 en 2002.

olhaf
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